Pensée

La mémoire de tout voyageur est plus que tout marquée par les odeurs. Parfois nauséabondes, souvent parfumées, elles rejailliront  naturellement à chaque visite dans un pays. Les parfums rappelleront telle journée vécue il y a parfois plusieurs années, tel chemin emprunté qu'on pensait oublié, telle rencontre jusqu'alors enfouie dans le passé.

Cambodge

Mercredi 1 mars 2006 3 01 /03 /2006 09:00

Arrivee a Bangkok un peu chaotique, mais qu''ésperer de mieux dans une ville aussi chaotique! Des embouteillages a topé, du bruit a topé. En compagnie de mes premiers compagnons de voyage sud américains, nous cherchons désespé'rément la guest house conseillée par Nath qui n existe plus. Nous finissons au PS guest house. Ben ouais, avec des sud americains on allait pas finir a l UMP. On a trainassé dans le quartier de Kao San Road ou cést plein de bruits, de filles exposées, de touristes en belle compagnie de Thailandaises. Bref, on zonait pas mal vu le peu de sommeil. Le bon truc fut le massage des pieds et des mollets avant d aller se coucher. Le mauvais fut l impossibilite a dormir etant donne le decalage horaire, le bruit et la chaleur.

Le lendemain, apres 4 heures de sommeil, fatiguee et ennervee, je decide de partir pour le Cambodge. Je laisse mes premiers compagnons de route qui partent pour le nord de la Thailande. J attrape un bus pour la station de bus. Une heure pour y arriver etant donne les embouteillages. Le bus est bonde et ne bouge pas. Ca klaxonne, mais le chauffeur reste imperturbable. J avais prevenu la personne qui fait payer le bus de la ou je voulais descendre, mais comme j etais pas sure qu elle ait compris, j etais pas rassuree. Mais finalement, en suivant le plan des rues, j ai reussi a me reperer et pas louper l arret. 

A la station de bus, je prend un bus pour Trat. Un petite mamie m offre des trucs dont je ne pourrais meme pas prononcer le nom ni decrire la consistance. Mais je reste polie, sourie, et avale ce truc immonde en faisant avec mon plus beau sourire hypocrite' miam miam very good' .Des la sortie de Bangkok, je m endors comme un bebe jusqu a ce que des cris et des bruits de mitrailettes me reveillent.......la tele me petait le oreilles. Moi qui croyait que les Asiatiques se battent a coup de sabre ou gants de boxes, je suis bien decue. Operation boules quies et je continue ma nuit.

Au bout de trois heures, je me reveille. Le paysage est verdoyant...hum, ca m plait. reste encore 2 heures de bus.

Arrivee a Trat, les chauffeurs de taxi nous tombent dessus. Tous partent pour Koh Chang, moi je veux passer la frontiere en mini bus. Mais les chauffeurs me disent qu'il est trop tard (16h00), la frontiere ferme a 19h00 et il ne reste plus de minibus, que je dois prendre un taxi a 800 bath (mini bus 100b). Je refuse, et pnse rester sur place pour la nuit. Un Allemand psychopate qui trainait dans le coin me dit aussi de rester, qu'il connait des guest house, chai ps quoi. Puis un Thai revient me voir en m'indiquant le mini bus pour la frontiere. Quel enc.....

Il reste une place dans le minibus pour 110bath. Je grimpe. Avec moi, un Americain.En montant dans le minibus, la fille a cote de moime souris....je me dis que les choses sont etntrain de changer...l'approche de la frontiere Cambodgienne sans aucun doute. La route jusqu a la frontiere est magnifique. A ma gauche la jungle, a ma droite, le coucher de soleil sur la mer derriere les palmiers. Je me sens de mieux en mieux.

Arrivee a la frontire 2 heures apres. L'Americain et moi sommes seuls dans le minibus, tout le monde est descendu avant. Et heureusement, je vous le promet, qu lÁmericain est avec moi (e plus, il est assez sympathique). Le passage d frontiere fut une horreur. Je tremblais tout ce que je savais. D'abord la douane Thailandaise qui nous parle comme a des prisonniers et qui demande d'eteindre nos cigarettes car la frontiere est non fumeur, alors que eux fument!!! On s'execute. Nous franchissons la frontiere a pied, sous les fils barbele en forme de bobines.....Cote Cambodgien, 10 mecs nous tombent dessus. Tous parlent un Anglais parfait, et meme Francais. Tout va tres vite, je n'arrive plus a rien comtroler. Passeport par ci. Assis toi la. Rempli ca. Bureau de la mise en quarantaine. Bureau de la douane. Encore des papiers. On me demande ma photo. Je suis tellement stressee qu j'en oublie ou j'avaismis ma photo. Je la trouve. Faut payer le passeport en bath. Je n'ai que des dollars, ou seulement quelques baths. Je discute. Pas de discussion possible. L' Americain me fait le change...ouf!!! C'est bon pour le visa, encore un bureau de douane, dernier tampon, liberes, on peut fumer une cigarette tranquille.......NON....les types nous baratinent pour nous ammener en ville dans un hotel chais pas quoi. Moi je laisse tomber, je nén peux plus, laisse faire l'Americain. On se retrouve dans un hotel pas trop mal, pas cher. Malgre la nuit, je vais faire un tour dans la ville non illuminee. Personne ne m'agresse, tout le monde me salue, les gamins m'envoient des sourires et des bisous qui m vont droit au coeur.

WELCOME TO CAMBODIA...je sens que je vais aimer!!!

- Publié dans : Cambodge
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 1 mars 2006 3 01 /03 /2006 09:22

Mardi matin, depart en minibus pour Sianhkouville. Nous sommes 13 dans le minibus. Nous empruntons une piste completement defoncee. Mais les paysages sont magnifiques. Tres vert, les rizieres, les maisons sur piloti, et surtout, la jungle que j'aime temps. Nous devons traverser les rivieres (les fleuves meme), et des bateaux font la navette. C' est encore plus beau. Les gens que nous croisons sur la route sont tous souriants, gentils....malgres plusieurs regards qui font mal au coeur. Voila, la traversee durera 5 heures, avec une grosse averse en fin de parcours. Mais je ne regrette surtout pas de ne pas avoir pris l bateau, tellement ce que j'ai vu etait beau.

Arrivee a Sianoukville. Les Cambodgien nous tombent dessus pour partir en moto ouen taxi. Je me met sur le cote, attend qu' ils se ruent sur les autres. Et puis un type vient me voir, et m'ammene a la gest house Marco polo recommandee par un Colombien a Bangkok. La chambre est sommaire, mais j'aime bien l'endroit en retrait de tout le flux touristique. Je n'aurais pas d'eau apres 17h00 mais ca m'est egal. Et puis le proprio trouve pas la clef...ca m'est aussi egal. Je pars a la plage, et me prelasse devant ce paysage paradisiaque, avec une biere, en comapgnie d'un beau Canadien (domage qu'ils aient un accent si moche!!!). Baignade dans une eau plus que bonne, coucher du soleil super beaux....bon, le pied quoi.......ouais enfin, faut quand meme faire abstraction des gros bidonnants avec des Cambodgiennes toutes jeunes, des gamins qui mendient deavnt des gens qui s'en foutent plein le gosier. Une femme qui passait devant moi le regard si triste m'a fait me sentir tres mal, et je suis rentree a la guest house.

La, j'ai rencontre Alberto deMadrid, qui a loue une moto. Alors ce matin, tous les deux, nous sommes partis dejeuner au marche. Cafe glace et croissants Cambodgien au milieu d'un souk pas possible. Alberto tapait la tchatche a tout le monde pendant qu moi j'emmergeais. Une fois reveillee, Alberto regarde le plan des environs, et me dit 'on va la?' Pas de probleme pour moi, parc national de Ream. Nous voila partis sur la moto. Le parc est trs beau, tres vert. Nous traversons des villages, nous arretons. Les gamins accourent vers nous. Sceance d'initiation a la photo, ca fait rire tout le monde.

Au bout d'une heure et dúne piste bien boueuse quÁlberto prend comme un tare pendant que je m'accroche dur, nous arrivons au bout d'un chemin, plage paradisiaque, et nous commes seuls....

Voila voila, ici, cést beau, les gens sont adorables, souriants comme j'ai jmais vu!!! Mais on entend des histoires bien tristes aussi, comme ce messieur que j'ai rencontre aujourd'hui, qui a fui aux Etats Unis avec la Marine en 1975 et qui quand il est rentre 25 apres, ná plus trouve les gens qu'il connaissait. Il est fier d'etre americain, mais il me dit 'j'aime avant tout mon pays, et j'ai mal en revenant ici. Je m'en veux d'avoir laisse tous ces gens....mais bon, je pouvais pas sauver tout le monde, j'ai juste sauve ma famille'

Sur cette note un peu triste, je vais vous laisser et profiter de la moto dÁlberto pour aller a la plage.

Bises a tout le monde.

 

 

- Publié dans : Cambodge
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /2006 09:27
Arrivée à Ko Kong, j'ai de suite été plongée dans l'atmosphère Khmer. Petite ville du Cambodge, frontalière à la Thailande, réputée pour ses casinos, où les touristes Thailandais affluent afin de faire fortune, cette pratique étant interdite en Thailande.



Une petite ville aux couleurs du Cambodge, terre rouge, fleuve calme. Dès les premiers rayons de soleil, la ville s'anime autour des activité fluviales, des bruits pétarandants des motos, des montages de stands au marché.



Dès  ces premiers instants, les sourires sont venus à moi.



De Ko Kong, j'ai pris un mini bus pour me rendre à Sianhoukville, en traversant des paysages somptueusements verts, et traversant 4 fleuves.




La route était mauvaise, que dis je, la piste, mais on se régalait avec ce que l'on voyait.




Sur ce trajet, je rencontrais deux Français qui revenait d'avoir traversé les montagnes des Cardamones en moto. Je prétais attention à leur histoire, qui finalement s'avèrera très importante pour quelques aventures que je vivrais plus tard.

En sortant de la piste et regagnant la route, alors que nous laissions un Italien et ses valises à roulettes au bord de la route pour qu'il chope un minibus pour Phnom Pnem, je faisais mes premières rencontres avec les Khmers.

- Publié dans : Cambodge
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 5 avril 2006 3 05 /04 /2006 10:51

Arrivée à Sianhoukville, j’ai tracé à la guest house Marco Polo recommandée par un Colombien rencontré à Bangkok. Petite guest house sympathique. Ma chambre est grande et sommaire,  pas d’eau après 17h00. Mais ce sera mon petit coin pour deux jours, et je m’y sentirais bien, avec la terrasse juste devant ma porte. Je pars ensuite sur les plages, qui sont belles mais bordées de bars et de restos avec la musique à fond. Je rencontre Patrick, un Canadien qui fait bronzette sur un transat et à qui je confie mes affaires le temps d’aller me baigner. Nous faisons la happy hour ensemble tout en contemplant le coucher du soleil.




Autour de nous, de gros touristes dégueulasses accompagnés de belles et jeunes Cambodgiennes. Je resterais là jusqu’à ce qu’une vieille dame passe, 2 enfants en guenilles dans les bras, un regard triste et méchant qui me fait culpabiliser.  Ce regard étant trop fort, je décide de rentrer.
 

A la guest house, je rencontre Alberto qui a loué une moto. On décide de passer la journée ensemble le lendemain.
 


J’ai du mal à me lever à cause du décalage, mais j’entends Alberto qui piétine sur la terrasse. Il m’amène déjeuner au marché. Pendant qu’Alberto papote avec tout le marché, j’émerge doucement en mangeant mon croissant, buvant mon café glacé et m’enivrant des odeurs et bruits du marché.

 



Sur ce, nous partons pour le parc de Ream. Sur la route, nous nous arrêtons au bureau du parc par curiosité, et les jeunes qui font la sieste dans le bureau veulent nous taxer 2$ à chacun pour pouvoir continuer notre route. Ils nous balancent des excuses bidons qui nous font mourir de rire, que si on paye pas, on peut pas continuer sur la route (y’a plein de voitures et motos qui passent sans s’arrêter pour payer). Bref, on leur dit qu’on va faire demi tour, et pas continuer notre route. Et au dernier moment, hop, Alberto reprend la route vers le bout de la presqu’île.

 


En chemin, nous nous arrêtons dans un village, et nous amusons avec des gamins et leurs mères qui accourent vers nous. Séance d’initiation à la photo pour les gamins, sous les regards impressionnés de leurs mères, de voir leurs gamins maîtriser si vite une telle technologie….

 



Au bout de la route, en suivant une piste cabossée, nous atterrissons sur une belle plage où il n’y a personne. Enfin presque, puisqu’un Brésilien et un Français arrivent aussi en moto, un peu dégouttés de s’être fait taxer 4$ chacun au bureau du parc. Bref, c’est le pied total ici, et nous squattons un moment.

 

             Hôpital de la croix rouge, à coté de la plage où y'a personne


Sur le retour, nous nous arrêtons boire un coup dans des cases en bamboo en bord de mer, et squattons les hamacs. Là, je rencontre un Cambodgien qui a fui aux Etats-Unis en 1975 alors qu’il avait 17 ans. Il travaillait alors à la base militaire de Ream. Il se trouvait en mer quand les Américains lui ont dit que ça se passait mal dans le pays. On leur a proposé d’aller chercher leur famille et partir. Ils sont donc partis en bateau sans savoir quelle était leur destination. Finalement, ils ont débarqué aux Philippines, où on les a fait embarquer en avion pour les Etats-Unis. Là, on s’est occupé d’eux, et cet homme travaille maintenant pour le gouvernement Américain à Portland. Quand il est revenu au Cambodge, à Ream, 23 ans après, il a cherché les gens qu’il connaissait, ses amis. Tout le monde avait disparu et de nouvelles personnes s’étaient installées au village. Ses yeux sont tristes quand il me raconte cela, le regard perdu vers l’horizon de la mer. Il me dit qu’il culpabilise pour ces gens, ses amis qui sont restés et sont sûrement morts. Mais il ne pouvait pas emmener tout le monde. Il me dit que sa tête est pleine de souvenirs et que c’est dur de revenir. Je suis très émue par ce premier témoignage du passé douloureux du pays. Je ne comprends pas tout, car je ne sais pas encore exactement ce qui s’est passé. Par la suite, j’en apprendrais plus, et comprendrais mieux.


Nous rentrons, et je ne dis pas un mot à Alberto qui a compris mon silence.

 

Bon, Sianhkouville, c’est bien pour le tourisme sexuel et les belles plages, mais comme ce n’est pas mon dada. Heureusement, avec Alberto, nous sommes partis vers les beaux paysages du parc de Ream, et avons déliré avec une vieille Khmer sur la plage, tout en contemplant le coucher du soleil.




Sinon, cet endroit ne m’a pas impressionnée ni séduite.

- Publié dans : Cambodge
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /2006 10:54

Le Cambodge rappèle l'Afrique pour ce qui est des transports.



Sauf que l'état des routes est bien plus pitoyable. Durant la présence Français, quelques routes ont bien été construites. Sans entretient, ces routes sont devenues de vrais nids de poules, et faut se mettre un coussin sur la tête pour pas se faire mal en se cognant au plafond de la voiture. Ensuite, y'a les pistes, et faut bien se couvrir le visage pour pas manger trop de poussière. D'ailleurs, si on a pas un masque comme certains, c'est en permanence qu'on met la main devant la bouche, ou devant les yeux quand on croise un semi remorque qui roule à toute berzingue.







Alors j'ai testé tous les moyens de transport possibles. Mais bien sûr, le number one (aussi marque de préservatif au cambodge), c'est la moto.






En ville, les motodops servent de taxi. Soit on se met sur le siège arrière, à deux ou trois ou même 5, soit on prend un Tuk Tuk, et  on s'installe "confortablement" dans la remorque, afin de mieux respirer les gaz de la moto.




Pour les longs trajets, les moto scoot, bien que parfois climatisées, sont d'un véritable inconfort. Ayant fait 400 km avec un soldat en moto scoot, nous devions nous arrêter toutes les demi heures pour faires des étirements, et soulager les brulûres que nous avions aux fesses. Dur dur!!!




Bon, ça c'est vraiment LE moyen de transport. Mais bon, y'a des bus aussi. Souvent blindés de monde. Et après la pause, où tous les Cambodgiens se ruent sur la bouffe, le bus devient un vrai vomitoire. Faites passer les poches plastiques.




Plus économique, plus rapide s'il se rempli vite, c'est le taxi collectif. A 5 derriere et 4 devant, on arrive pas toujours à savoir  qui est le conducteur. Vous devinez? Bon, on est serré, mais on va vite!!! Un peu trop vite même parfois, du coup....faites passer les poches plastiques!!!!




Et quand on a plus le choix, parce que les bus n'arrivent plus jusque là, et bien on prend le pick up. Entassés à l'arrière, assis sur les sacs de légumes, ou sur les sacs à dos des touristes pour les plus malins, on se couvre bien la tête d'une part à cause du soleil, et de la poussière. Ca balance dans tous les sens, mais franchement, c'est plein de convivialité. Sauf la fois où assise sur 20cm d'une planche en travers de l'arrière du pick up, j'avais un pied sur un sac à patate, l'autre sur un bidon d'essence, en plein soleil.  Au moins, si ça prenait feu, j'étais sûre d'avoir chaud.





Et enfin, comme la vie tourne beaucoup autour de la rivière, on passe forcément par le bateau. Du plus élaboré à la pirogue. Du moteur et hélice système D, à la rame en bamboo , c'est vraiment un moyen de transport que j'ai bien aimé. D'autant plus qu'il permet de voir toute la vie des villages flottants, des pêcheurs. La vie qui s'organise autour d'une eau pas toujours très propre.







- Publié dans : Cambodge
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus