Pensée

La mémoire de tout voyageur est plus que tout marquée par les odeurs. Parfois nauséabondes, souvent parfumées, elles rejailliront  naturellement à chaque visite dans un pays. Les parfums rappelleront telle journée vécue il y a parfois plusieurs années, tel chemin emprunté qu'on pensait oublié, telle rencontre jusqu'alors enfouie dans le passé.

La montagne

Lundi 29 août 2005 1 29 /08 /2005 00:00



Abonnée aux discussions de l’association « Mountain Forum », pour les communautés des montagnes, l’environnement et le développement durable, j’aimerais vous faire part d’une discussion qui se déroule en ce moment, parmi tant d’autres, mais surtout d’une intervention que je trouve être assez intéressante sur certains points. Je ne suis pas d’accord avec tout, mais je pense que les faits et explications relatés par cette personne, en ce qui concerne les accidents de montagnes sont bons à lire.

 

Alors pour se remettre dans le contexte, la discussion est partie sur un projet de formation  d’équipes de secours professionnelles dans l’Himalaya. Ces équipes de secours seraient des locaux formés par des professionnels du sauvetage en montagne. Ce besoin vient du grand nombre d’accidents parmi les alpinistes et Sherpas, mais aussi parmi les secouristes qui ne sont pas forcément bien formés. La question est de savoir si seule la présence d’une équipe professionnelle de secourisme permettra de réduire le nombre d’accidents. N’y a-t-il pas toute une stratégie de développement à mettre en place en plus d’une équipe de secourisme. Une autre question aussi, la mise en place d’équipe de secours est elle une priorité dans une région où les communautés ont réellement des besoins plus importants en développement.

 

Bref, voici la réponse d’une personne, que je trouve fort intéressante pour sa comparaison entre les Alpes et l’Himalaya. La réponse étant en Anglais, je me suis donner le mal de vous la traduire. Mais comme la personne qui a écrit le message est Hispanophone, il y a quelques passages difficiles à comprendre, et que j’ai donc éliminés.

 

« Pourquoi ne pas demander aux Sherpas directement ? Décider nous même de ce qui est le mieux pour eux me parait une attitude assez patronale.

 

Pourquoi ne pas faire un test. Changer l’Himalaya par les Alpes, quelques sites locaux de Chamonix, et les Sherpas par les Chamoniards. Posez la question aux villageois des Alpes et écoutez leurs réponses. Il y a un siècle, les Alpes étaient une des régions les moins développées d’Europe. Les nombreux touristes Britanniques employèrent alors les locaux comme guides de montagnes, ce qui fût le début d’une longue et passionnante tradition dans les montagnes Européennes et dans le monde. Il est bon de se rappeler que les guides de montagnes dans les Alpes, il y a de ça un siècle, étaient les servants de ces maîtres. Aujourd’hui, les guides sont les patrons de leurs clients et se voient gratifiés de respect et admiration. (Je pense qu’il veut dire par là que le fait de s’adresser à des guides locaux est une bonne alternative au développement. Que cela permettrait peut être aux guides de se rendre à un niveau égal des riches touristes. De mon point de vue personnel, étant donné la différence énorme qu’il y a entre les populations des Sherpas et les touristes concernées, on est encore loin de se trouver à un niveau égal.)

 

 

Aujourd’hui, j’ai beaucoup d’amis parmi ces guides et équipes de sauvetages en montagne. Je m’entraîne moi-même à la fédération de montagne pour le sauvetage. Je peux dire que tout le monde aime son métier. Dans les Alpes aussi, il y a des guides de montagne qui meurent chaque année, l’environnement est dangereux et les accidents arrivent. Mais jusqu’à maintenant, personne n’a laissé tomber sa profession. Les accidents arrivent aussi au sein des équipes de sauvetage. C’est l’entraînement et le savoir qui amènent à la sécurité.

 

 

Mes premières expériences se sont faites dans les Alpes et les Andes. En ce qui concerne les Sherpas, j’ai seulement pris possession des rapports venant de l’Himalaya. Je peux voir une tendance similaire dans la plupart des accidents. Une raison évidente des accidents est l’affluence accrue des grimpeurs. Plus il y a de monde dans les montagnes, et plus il y a de risques d’accidents. Une autre raison, le manque d’entraînement technique et sous estimation des risques (ou sur estimation de ses propres habilitées). Dans ce sens, la mise en place de formation et entraînement des guides locaux, Sherpas et équipes de sauvetage réduirait remarquablement le nombre de fatalités.

 

Je suis d’accord que “faire de la montagne » a perdu de son sens en devenant accessible à n’importe qui. De ce coté, je mettrais la faute sur les publicités mensongères, les quelques  expéditions commerciales, et le marché de l’ouest. De nos jours, quelqu’un qui ne sait pas parfaitement mettre des crampons a l’illusion de pouvoir penser qu’il ou elle peut monter le Mt Everest en toute sécurité. Une équipe de sauvetage n’est pas une garantie à la sécurité. Les montagnes sont plus grandes que nous ne le pensons (…).

 

En ce qui concerne les priorités au développent, j’aimerais savoir ce qu’il advient des importantes taxes que payent les montagnards pour l’ascension dans l’Himalaya. Peut être qu’il serait bénéfique d’utiliser une partie de cet argent pour la formation des locaux. 

 

J’aimerais aussi voir un Himalaya d’origine conservé pour toujours, et je suis d’accord que la sur fréquentation doit être évitée. Mais vivant dans les Alpes, je ne pense pas que nous ayons une position suffisamment forte pour pouvoir donner des leçons ou faire la morale.

Aussi, une meilleure formation et meilleure accessibilité aux savoirs dans les régions montagneuses et la mobilité des guides et sauveteurs devraient aider à la promotion d’une alternative pour un développement soucieux de l’environnement et qui permettrait de préserver l’environnement local de l’Himalaya. Après tout, les rivières traversant les villes moyennement grandes de la Suisse sont plus propres que les rivières partant des villages Himalayens. »

 

 
- Publié dans : La montagne
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /2006 11:13


J’avais pourtant bien dit, en pleine crise d’ado, que jamais je ne refoutrais les pieds sur des skis de fond. Bon, comme j’arrive presque à maturité, je me dis qu’il y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…..

Je troque skis alpins paraboliques, pour les skis de fond de mon père hyper dans le mouv’. Les bâtons m’arrivent à hauteur du front, parait que c’est normal…

Je chausse, et m’attaque à un petit mur dès le début….Direct je tente le slalom…..direct belle gamelle en plein élan à fond la caisse…ah oui, le slalom à ski de fond, ça marche pas trop…et avec mon chasse neige, j’arrive pas à freiner…Bon, neige plein le tee shirt, plein les gants, lunette de traviole…je commence à râler comme une ado.




On attaque la montée. Je met un ski devant l’autre, comme pour marcher, mais le ski en amont glisse et redescend direct au niveau du ski en aval….vous voyez le schéma ? En gros, c’est comme skier dans une salle de gym….sauf que là, je suis censée avancer. Je râle, et en plus j’ai mal aux bras, parce que j’ai pas encore compris la technique, et que j’essai d’avancer en poussant sur mes bâtons, sans m’aider de mes jambes….vous voyez le tableau ? Ben un cul de jatte qui fait du ski de fond !! Bien, je râle mais je n’avance toujours pas….




Finalement, je décide d’écouter les conseils qu’on me donne en arrêtant de dire que les bâtons sont trop grands, ont faillie me transpercer l’œil, et que si y’avait des peaux sous les skis (ben avant y’en avait sur les skis de fond, mais plus maintenant…), je m’embêterais moins. Et finalement, ben c’est hyper technique aussi le ski de fond. J’écoute, je regarde, je copie, et j’avance nickel….

Grosse descente….ah non, j’ai pas envie de tomber, j’ai déjà un bleu aux fesses. J’hésite, j’étudie, je pleure des skis de piste ou de rando (la descente est carrément géniale). Aller,j’me lance…descente contrôlée….ça passe (ouais mais ça fait carrément mal aux genoux ce chasse neige crispé). Finalement, j’me lache…ça passe toujours !! Ca y est, je suis une pro du ski de fond, je tiens les 10 kilomètres…et pour les paysages que l’on peut avoir ben……j’veux bien recommencer…surtout pour la bonne garbure !

- Publié dans : La montagne
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 15:35

On dira que je me suis paumée.......

- Publié dans : La montagne
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /2007 09:25

Jeu d'ombres en réponse à Alex.

Vous les voyez faire sa sieste au soleil avec son chapeau et son poncho?

 

- Publié dans : La montagne
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 14:33

J'ai découvert ce coin des Pyrénés que je croyais plat et moche!!! Et j'ai pas mal aimé faut dire! Ehehe, la projo avance pas des masses vous comprenez pourquoi!

- Publié dans : La montagne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus