La mémoire de tout voyageur est plus que tout marquée par les odeurs. Parfois nauséabondes, souvent parfumées, elles rejailliront  naturellement à chaque visite dans un pays. Les parfums rappelleront telle journée vécue il y a parfois plusieurs années, tel chemin emprunté qu'on pensait oublié, telle rencontre jusqu'alors enfouie dans le passé.
Lundi 28 novembre 2005


A tient, comme on se retrouve, dans les massifs du Siroua. De toutes façons, il n'est pas bien difficile de nous retrouver. Il n'y a cas suivre la fumé du feu qui s'échappe de ces pentes douces, crier ou siffler, et on te guidera, avec nos sifflements. Ah, ta chaussure s'est cassée. Et bien prend donc place avec nous, et régale toi d'une thé, pendant que le nomade, qui a plus d'un tour (et une aiguille)  dans sa sacoche, te réparera ta chaussure. Ensuite, nous partirons vers le Sargho.




Ici, c'est le village de Moa, que nous avons embauché pour les services de sa mule, et puis sa connaissance du lieu.





Et nous voilà partis sur les chemins qui nous mèneront au Djebel Sioua.






Ici, les champignons hallucinogènes sont de taille. De quoi te faire bien halluciner, tout en douceur.






La montée au Siroua, (3300m) est renversante..
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Mais la vue du sommet, plutôt charmante.



Là encore, le décor est volcanique, mais de plus en plus désertique.....et puis doucement, on se dirige vers le Sarhgo. On traverse ces montagnes, des heures et des heures de marches, des villages, des rencontres.









Et puis au détour d'une forêt verdoyante au possible, voilà sur quoi je suis tombée. Non, mais non, je ne me suis pas fait mal....mais j'ai eu du mal à y croire.





A bras ouverts, nous avons accueilli la beauté de cette nature (photo prise au retardateur, l'appareil étant posé sur le rocher en face. CEla a demandé de multiples sauts périeux, d'où les bras ouverts pour arrêter l'élan de l'autre.....à vous de trouver qui a courru!!!)






Une oasis, que je n'ai pas réussi à négocier auprès du propriétaire contre mes chaussures en cuir.....par contre, un bon repas partagé suffira à ce qu'il nous laisse y dormir.







D'ici, on sent  que l'on s'approche du désert. Non seulement le climat, les couleurs, les paysages désertiques.....et les petits animaux qui rôdent.....comme l'énorme migale, grosse phobie de Moa, qui ne se couchera pas tant qu'il n'aura pas mis la main dessus.  Ce soir là, je n'étais pas confiante en rentrant dans mon duvet.



Mais le lendemain, la nature continuait à m'offrir toute sa beauté. Quand je découvrie cela.....




....je compris que j'avais atteint le Sarhgo. Et de suite me vint le besoin de pousser plus loin, et d'aller découvrir le désert.

Voilà, tu sais tout maintenant, car le désert, je t'invite à le découvrir ici

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Vendredi 25 novembre 2005
Chez Pierre Merat, ils se demandent...




"Dis mon frère, j'comprend pas. Y'a l'Moyen Atlas, le Haut Atlas, l'Anti Atlas, le désert.....ci quoi c'bordel?"



"Ok mon frère, viens dans mon marabout, j'te fais un tagine, et j't'explique.
Le moyen Atlas, j'ai pas de photos, mais ce sont les montagnes que tu traverses en allant de Fez jusqu'à Marrakech. Pour le reste, comme je l'ai traversé à pied, j'te fais un dessin...ou plutôt, une petite expo...Aujourd'hui, on commence par le Haut Atlas, et puis je reviens un autre jour, et je te montre le reste".



"Ok mon frère, t'es sympa....t'aurais pas une Marquise hein?".





Paysage du haut Atlas


Village et Berger du Haut Atlas



La Vallée Heureuse, car elle est verte et propice à l'agriculture. En fond, le marabout.



Vallée du M'Goun....derrière la  Vallée Heureuse


Gorges du Dades, après la Vallée du M'Goun


Paillote des Gorges du Dades



En entrant dans la Vallée des Roses, avant de retomber sur Ouarzazate, et partir sur le Sargho et l'Anti Atlas.

Aller, la prochaine fois, j't'emmène là bas, l'anti Atlas.



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Vendredi 29 juillet 2005


Qu'est ce qui peut bien se cacher derrière cet objectif. Devant, derrière? Ces photos sont le produit d'un échange entre un professionel de la montagne et du désert, et une passionnée de voyage, amatrice de photos.





Et oui, le désert. Des dunes à perte de vue. L'immensité. Le néant. La désorientation. Le silence. La solitude. Le repos malgrès qu'on soit fatigué. Le bonheur puis la frustration au bout de quelques jours de ne rencontrer personne.






Des dunes, encore des dunes.






Des dunes à perte de vue, jusqu'à la frontière Algérienne. Des couleurs chaudes, malgrès que l'on ait froid. Et oui, la journée est chaude, très chaude, la nuit est froide.






Les tempêtes de sable à ne plus pouvoir marcher. Si fortes, ça vous fouette le visage, vous rend aveugle. Seule solution, monter la tente et attendre que ça passe. Le repos, le silence du vent.






Pas de découverte du désert sans le chamelier. Sa plus grande responsabilité: ne pas perdre les chameaux. On en a croisé un, un après midi, tout seul, avec pour seul bagage une bouteille d'eau en bandouillère. Cela faisait plusieurs jours qu'il recherchait deux chameaux qu'il avait loué à un groupe qui les avait égaré. Bien sûr,  on lui avaient  remboursé ses chameaux, mais il gardait l'espoir de les retrouver. L'espoir fait vivre dans le désert. Mais à force d'espoir, on retrouve ses chameaux, puisque qu'on l'a recroisé avec un de ses chameaux....mais était ce vraiment le sien.....






Enfin, pas de chamelier sans chameaux. Et pas de lait de chameaux sans chameaux. Mais là, on s'en passerait bien.....






Bien sûr, pas de touaregs sans désert. Dans sa main, ce nomade tient le bol de la bienvenue. En guise de bienvenue, chacun se doit de boire un peu  de lait de chameau. Alors chacun fait un effort, enfin moi toujours, et avale cette boisson protéinée qui a goût de lait tourné.







Pas d'eau sans oasis, pas d'oasis sans longue marche. Mais une oasis avec de la bière....hallucination après avoir marché des heures, les bidons sur le dos et sans eau? En tous les cas, à mon souvenir, la bière était bien dans ma main et je me rappèle encore de ce doux plaisir de la sentir couler dans ma gorge si sèche.





Enfin, tout cela ne vous laisse t'il pas rêveur? Envie d'aller méditer dans cet autre monde?

Certes le retour est bien difficile. Passer du silence du désert à la capitale Française. De la tranquilité et du zéro soucis aux cables éléctriques de l'appart qui prennent feu, aux attentats d'Atocha, à la psychose du métro, et tout le stress quotidien (enfin, bien que moi, je n'en ai pas trop encore). Mais bon, de quoi vous rendre dingue en deux jours d'intervalle. Mais ce sont ces doux souvenirs des voyages qui apaisent l'amertume de certains jours.

Plus de photos sur  http://sahara-insolite.site.voila.fr/

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Mercredi 27 juillet 2005










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Lundi 18 juillet 2005



Pourquoi est ce que j’aime tant le téléboutique ? J’ai longuement porté ce sujet à autoréflexion, mais j’ai du mal à vraiment expliquer ce phénomène. J’ai découvert le téléboutique au Maroc. D’ailleurs c’est quoi un téléboutique ? Ben ma définition serait celle d’un local insolite où se trouvent des cabines avec des téléphones, (mais pas forcément des cabines téléphoniques), et où toutes les conversations se mélangent. Ces endroits sont le carrefour de je ne sais combien de pays et la réunification momentanée de je ne sais combien de couples et familles. Conversations romantiques, agressives, dramatiques, informatives, satiriques, incompréhensibles. Un lieu simple où la communication est facile, mais pas toujours rapide. Pas besoin de carte, ni de monnaie. On arrive, on glisse la main à la poche, on sort un billet ou quelques pièces, on demande la monnaie, on achète sa clope en même temps et aussi simplement on peut téléphoner en fumant sa clope. A n’importe quel moment, vous trouverez sur votre chemin un téléboutique, même dans ce village berbère isolé au plus profond du haut atlas. Il y règne une ambiance qui m’a toujours séduite. Mélange de langues dont l’intonation laisse deviner la joie, la tristesse, la nostalgie, la bonne nouvelle, la mauvaise nouvelle, le manque, l’amour, la colère, la haine. Bien souvent, on croise des regards tristes sortir de ce lieu qui m’est mythique. 

Voici peut être le pourquoi de mon attrait pour les téléboutiques, pourquoi il ne c’est pas passé un jour en décembre, sans que je trouve une excuse pour aller au téléboutique, et c’est pourquoi cette photo de moi dans un téléboutique.

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