Pensée

La mémoire de tout voyageur est plus que tout marquée par les odeurs. Parfois nauséabondes, souvent parfumées, elles rejailliront  naturellement à chaque visite dans un pays. Les parfums rappelleront telle journée vécue il y a parfois plusieurs années, tel chemin emprunté qu'on pensait oublié, telle rencontre jusqu'alors enfouie dans le passé.

Pays Basque

Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /2005 00:00

Le Pays Basque....mon pays natal. Celui qui me tient le plus à coeur. Celui, que j'ai toujours eu grand plaisir à retrouver malgré toutes mes escapades. Celui qu'il faut quitter pour se rendre compte comment on y est bien. Pays Basque....nord et sud…..montagne et mer....traditionnel et alternatif...religieux et festif.....pluvieux et ensoleillé. Les plus beaux garçons et les plus belles filles…..


La plage de Bidart. Vue au loin sur le Jaizkibel




Village d'Ollabaren. Sierra de Loquiz


Sierra de Loquiz



La besta. Surtout ne jamais se séparer de sa bière ou son verre. Les beaux garçons et belles filles........
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Lundi 11 juillet 2005 1 11 /07 /2005 00:00




A Pampelune, on fête la San Fermin. A Bayonne, on célèbre le Roi Léon.

 

Depuis mercredi, la ville de Pampelune s’est transformée pour célébrer la San Fermin, co-patron de la Navarre et Patron du diocèse de Pampelune.Selon la légende, le saint mourut décapité à Amiens où il s'était rendu pour prêcher l'évangile.

Bon, faites un sondage sur la population de festayres de la San Fermin, et demandez leur ce qu’ils fêtent. Je pense que rares seront ceux qui vous raconteront l’histoire de la San Fermin, sinon peut être les petits vieux au béret bien enfoncé. Mais finalement, a-t-on vraiment besoin d’une raison pour faire la fête. A vrai dire, au Pays Basque, presque chaque jour du calendrier est une raison suffisante pour s’adonner à ce sport si physique. En été par exemple, il ne se passe pas un week end sans qu’il y ait une fête de village. Alors, toute la population locale des alentours se réuni dans le village en fête. Co-voiturage, rassemblement de « meules » (mobilettes et scooters), squattage de la maison de la grand-mère de la sœur de la cousine de la copine qui habite dans le village. Apéro à gogo dans les champs avant d’aller squatter la buvette sous le chapiteau, danser quelques valses avec le plus beau (et vieux) Basque du village, finir à moitié saoul, pousser la chanson en se tenant les épaules entre copains. Enfin, on retrouve le chemin de la voiture en titubant, criant au plus fort « Boire ou conduire, il faut conduire », et se fendant la pêche avec les copains (mais on se fend moins la pêche le lendemain). Ceci dit, il faut quand même dire que la nouvelle génération du Pays Basque est un peu plus sensibilisée aux problèmes d’alcool au volant. Plus que nous à l’époque (ouh la vieille)…

 

A vrai dire, Pampelune et Bayonne sont les deux grandes usines de la fête, avec Pampelune en tête. Selon la tradition, chacun s’habille de blanc et rouge. Les origines proviennent des fêtes de Pampelune, et on arbore le foulard rouge en l’honneur du sang versé par San Fermin, le saint patron de la ville, qui fut égorgé. La tenue blanche, quant à elle, fut adoptée par les bourgeois pour se distinguer des paysans, traditionnellement vêtus de costumes sombres. Quant à la ceinture rouge, elle est là pour tenir les pantalons, s’accrocher pour pas se perdre, ou pêcher les mecs au passage.

 

Il faut savoir que la tradition veut aussi que chaque jour, chacun arrive propre, et non pas tout crado de la soirée de la veille, avec du Kalimutxo (vin/coca) plein le tee shirt. A ce propos, petite anecdote. Je me trouvais aux fêtes de Pampelune, et au petit matin, après avoir fait la fête toute la nuit, nous décidons de nous rendre aux arènes, voir l’arrivée de l’enciero (course de taureaux dans les rues). Comme nous étions en avance, nous nous octroyons un petit somme sur un banc, avant de pouvoir rentrer dans les arènes. A vrai dire, nous n’étions pas dans des tenues très convenables, puisque nous n’étions pas encore passés par la case dodo ni la case douche, mais nous n’étions pas les seuls non plus. Cependant, au premier rang des arènes, les amatxi et aitatxi étaient vétus d’un blanc impeccable, le maquillage tout frais du jour pour ces dames qui pestaient contre toute la bande de jeunes qui occupaient les rangs suivant des arènes et s’égosillaient à encourager les taureaux, dégageant de leur bouche une haleine de……taureau !!!! Enfin, y’avait intérêt à bien se tenir pour ceux qui se trouvaient proches de ces dames…..fin d’anecdote.

 

Pendant ces fêtes, les rues de la ville sont égayées aux couleurs locales, non pas par la décoration minutieuse des agents de la municipalité, mais plutôt par l’entassement d’une horde incroyable de fêtards. Dans la journée, certains cuvent de leur soirée, alors que d’autres, les mamans (amatxo), mamies (amatxi), les gentilles tantes (pas comme moi), accompagnent les enfants aux différentes animations, et que d’autres, les plus courageux (ou les plus débiles et poivros) continuent à s’imbiber d’alcool aux buvettes. Tout cela au son des traditionnels txistulari, ceux qui jouent du txistu (flûte basque), ou de la Gaita (genre de cornemuse sans sac) et du tountoun (le tambourin). Bref, c’est une ville qui se colore, qui s’animent, qui s’égaye, et qui, au fur et à mesure des jours et de la chaleur, se dote d’un parfum nauséabond de pisse chaude et d’alcool trop fermenté. Car bien sûr, n’espérez pas uriner dans des toilettes. Tout le monde à la même enseigne, c'est-à-dire dans la rue.

 

A l’heure de l’apéro, débarassés des enfants (chacun sa façon de faire : les mamies, les tantes qui sortent pas (pas comme moi encore une fois, pauvre Aizpea), les jeter dans la nive…), chacun se retrouve en groupe. Première chose à faire, la caisse (ou la kutxa), où chacun met une certaine somme d’argent pour commander à boire. La ruse est de ne pas être celui qui se retrouve en charge de la kutxe, ou alors si c’est le cas, de réussir à semer le groupe (ce qui n’est pas très difficile….mais dangereux si on nous retrouve). L’autre ruse, c’est de connaître les bons quartiers que les touristes ou les gros lourds ne fréquentent pas encore, et ainsi on évite les brutes qui croient que les fêtes au Pays Basque, c’est l’anarchie totale, qu’on peut se saouler sans limite, se droguer sans limites, insulter les gens (ils sont cool les sudistes, ils vont bien le prendre…..mais PAS DU TOUT), dégueuler sur les chaussures des autres, mettre des mains aux culs des filles, et parfois même les violer (mais bon, pas de psychose non plus). Enfin, dans le quartiers un peu reculés du centre, c’est la fête bon enfant entre locaux. Buvette endiablée, danses traditionnelles, défilés de bandas jusqu’à pas d’heure. Tout le monde est heureux, souris, se parle…..ces jours là, tout le monde est ami de tout le monde. Et à Bayonne, au petit matin, le samedi, on fait la tournée du marché afin de quémander aux paysans quelques œufs pour faire la traditionnelle omelette avant d’aller se coucher.

 

Maintenant, je vais me dépêcher de poster cet article avant que les fêtes de Pampelune ne finissent….plus que quatre jours…..

 

 

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Mercredi 3 août 2005 3 03 /08 /2005 00:00




C’est à Baba, c’est à Yoyo, c’est à Baba, c’est à Bay O Oneux….
 

Et oui, ce soir, les clefs de la ville seront jetées depuis le balcon de la Mairie en présence du Roi Léon et accompagné de pétards, de cris d’enfants et de plus grands, aux sons des bandas, des Txistulari et Gaïteros. Que vive la fête, dans la joie et la bonne humeur.

Mais je sens une certaine tension cette année. Et voui !!! Pour ceux qui ne seraient pas au courant, la police en civile (dans le journal, ils disent que la police sera en « festayre »…je pose une question : « Sera-t-elle soûle aussi ? ») se chargera de faire régner l’ordre dans la rue. De quoi en exciter plus d’un, déjà bien avant le début des fêtes d’après les emails que je vois passer dans ma boite aux lettres.

A 3h00 du matin, les Peňas n’auront soient disant plus le droit de vendre de l’alcool, et devront fermer leurs portes à 5h00. Avant, elles étaient ouvertes jusqu’à pas d’heure, et l’alcool coulait au rythme de la demande. Que cela va-t-il donner ? Des bagarres avec videurs ? Y aura-t-il des videurs recrutés dans le club de Force Basque ??? Les videurs seront-ils aussi soûls que les festayres, et donc que la police ? Toujours est il que moi personnellement, je serais pas très contente qu’on m’interrompe en pleine Macarena, qu’on me fasse descendre du bar, me supprime mon verre de diabolo menthe (ah vous n’y croyez pas….vous avez raison), et me demande de rentrer chez moi en silence alors que j’ai chanté la Marseillaise (oups pardon) la Pitxuri  toute la soirée !!!

Certains disent que cela finira en énorme botellon dans la rue…….C’est quoi un botellon ? Bon, j’imagine que les frontaliers à l’Espagne connaissent. Les Parisiens, s’il y en a, c’est ce que vous (nous) faites/faisons tous les vendredi et samedi soir au bord de la Seine, du coté du Canal Saint Martin, à Paris plage, à la Villette. Sauf qu’à Bayonne, on emporte pas le pique nique en général, seulement les bouteilles.

Enfin bon, à vrai dire, la police en civil, les trains bloqués, les botellons, les diabolos, la Macarena……ce sera pas pour moi cette année. Par contre, je compte sur ceux qui y seront (et je sais que vous êtes nombreux, même très nombreux) pour me tenir au courant.

Bonnes fêtes à tous !!!

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Lundi 14 novembre 2005 1 14 /11 /2005 00:00



Partir en voyage, ce n’est pas forcément partir très loin et très longtemps. Alors avec notre petit sac à dos, et notre pouce, nous avons traversé 3 provinces. De l’Iparralde à l’Hégoalde, Pays Basque nord et sud. Du Labour à la Bizcaye, en passant par le Guipuzkoa. Entre mer et montagne. Entre pêche, navigation, agriculture, politique et fêtes.
 

                    


Qu’il est doux de savoir que l’on peut encore taper le stop sans trop prendre de risque. Qu’il ne faut pas attendre demi heure pour que quelqu’un s’arrête, et que ce quelqu’un ne soit forcément un détraqué sexuel ou un tueur en série. Oui, vous me direz, deux filles toutes mimis, c’est facile….Ah ben quoi, chacun ses atouts, faut savoir les mettre en valeur. En même temps, je verrais un joli petit mec faire du stop sur les routes du Labourd, je n’hésiterais pas à m’arrêter.

 

Bon on a quand même pris le train jusqu’à Deba. Le plus cher dans l’histoire, c’est le Bayonne-Hendaye…6 euros pour une demi heure !!! Et puis hop, on sort de la gare, on change la mâchoire « Français » pour la mâchoire « Espagnol ». Encore que dans cette ville frontalière, on peut encore s’exprimer dans les deux langues, et le type au guichet laisse le choix de la langue. Mais bon, qui parle la langue qui unifie ces deux enclaves dans deux pays différents, c'est-à-dire l’Euskera n’aura pas à passer par l’étape changement de mâchoire. Ceci dit n’ayez crainte, on va pas vous lâcher une   dans le slip parce que vous ne vous adressez pas en Basque. On risque juste de pas vous répondre car il y en a encore certains qui ne maîtrisent que cette langue. Comme par exemple le petit Manex, fils du beau surfeur qui nous a pris en stop à Mutriku, et que j’ai dû consoler avec mes rudiments de Basque pendant que Aita (le papa) chargeait les planches de windsurf dans le camion….Heureusement que le Aita, d’une part était très beau, d’autre part m’avait prévenu que c’était pas la peine d’insister en Espagnol. Sinon, j’aurais quitté le camion (mais le Aita était trop beau pour ça), et pas fait la gaga à ramasser 30 fois le labelo que Manex balançait tout en pleurant. Enfin bon bref.

  

                                                                           

Hop, on saute dans l’Euskotren à Hendaye pour aller à Donostie (San Sebastian). Quelques vingts minutes (à 1.30 euros) à longer les ports et villes industrielles comme Renteria, ou Pasaia. A Donostie, après un petit café, hop, on saute dans l’autre Euskotren qui mène à Bilbao, mais on s’arrêtera à Deba. Plus d’une heure de train avec arrêts fréquents (pour seulement 2 euros) à traverser des collines de forêts magnifiques de sapins et d’eucaliptus, tout en longeant la rivière Deba. Je ne connais pas le Canada, mais ça m’y fait penser. Descente à Deba, petit port de pêche tranquille. De Deba, on se rend vite à Mutriku, de Mutriku à Leikeito. Tous deux villages côtiers de pêcheurs aux maisonnettes de blanc/rouge, blanc/vert, blanc/bleu, selon la tradition au Pays Basque. On peut y croiser quelques vieux pêcheurs qui parlent l’anglais, mieux qu’ils ne parlent l’Espagnol, moins bien qu’ils ne parlent le Basque. D’anciens navigateurs qui ont parcouru les océans vers les pays Scandinaves, l’Amérique du nord, ou l’Amérique Latine sur les bateaux de marchandises. Des petits vieux qui ont bien des choses à raconter, et qui sous prétexte de vous indiquer la route, ne vous lâcherons pas de si vite, voudrons vous faire visiter leur potager, vous montrer la carte postale du copain Allemand qui est au Japon pour soutenir les condamnés à la peine de mort. Les sujets de politique ne manquent pas, tant que l’on se fait discret sur certaines choses.


 
Arbre de Gernika

Lekeito direction Gernika, pour aller voir l’arbre de Gernika que je n’avais encore jamais vu, sinon sur la toile de Picasso qui a toujours décoré mes murs alors étudiante. L’arbre de Gernika, symboles des libertés Basques, de la défense des libertés et des droits du peuple Basque. Il n’en reste qu’un triste tronc, plus à l’image de la Guerre Civile quand la ville de Gernika fut complètement détruite, le 26 avril 1937, par l’aviation allemande envoyée par Hitler en signe de collaboration avec l’armée de Franco. Enfin bon, cette ville ne m’enchante pas tant que ça.

 

                                                                       

                        
Départ pour Mundaka et Bermeo, toujours en stop, toujours en traversant la grande et majestueuse réserve de la biosphère d’Urdaibai. Notre gentil chauffeur nous arrête en court de route afin de voir l’embouchure de  l’estuaire du rio Urdaibai, où jadis, se formait une superbe vague, qui fit de Mundaka un grand spot de surf. Malheureusement, le draguage de l’embouchure a provoqué la disparition de cette vague, au grand désespoir des surfeurs, et du mien aussi (personne ne m’avait mis au courant depuis la dernière fois que j’étais passée). Certains parlent de la revoir se former en 2006, d’autre d’ici 12 ans. Ceci étant, il reste encore la petite légende de l’île d’Izaro, à l’embouchure, dont les propriétaires en sont les habitants de Bermeo. Il y eu dans le temps une régate de traînières entre les hommes de Bermeo et les hommes de Mundaka, afin de décider du propriétaire de l’île. Les hommes de Bermeo remportèrent la régate, devenant ainsi propriétaires de l’île. Mais bien sûr, les villageois de Mundaka accusèrent les Bermeotarras d’avoir fait boire et saoulé l’équipe de Mundaka la veille. Assez vieille finalement l’excuse de « ce sont les autres qui m’ont fait boire ! ». Voilà à quoi mène ce vice pour la fête au Pays Basque ! Ceci dit, mis à part de multiples légendes, aucun trésor sur l’île, donc pas de quoi en faire un gaxna (un fromage coâ).


      

                                                                                 

    

Mundaka, magnifique port de pêche, quand il n’est pas assaillit par le tourisme. En cette saison, pas de soucis, les touristes sont partis. Quand à Bermeo, port de pêche bien plus industriel, mais beaucoup moins charmant que Mundaka. Les bruits des perceuses en tout genre nous donnent mal à la tête.


Sous les dé conseils du barman du café de la place, nous tentons le stop pour Bilbao. « Ce sera difficile d’arriver à Bilbao en stop me dit il. Prends plutôt le bus ».  « Ah non non me dit Kaori, on a commencé en stop, on finira en stop ! ». Bien, je ne suis pas difficile à convaincre. Il avait bien vu le barman. Les conducteurs ne veulent pas nous amener plus loin que Gernika. Alors on y va pour Gernika, et tentons le jeu de la séduction…euh, persuasion. Discussions après discussions, entre politique, faits de société (le célibat des jeunes de plus en plus fréquent, la drague sur internet ça marche bien), groupes de musique Basques, le jeune homme décide de nous amener à Bilbao plutôt que de rentrer chez lui se coller devant l’ordi (d’après moi la drague sur internet, ça marche pas si bien que ça).



Voilà qu’il prend une bifurcation vers les montagnes. Hum…est ce bien par là Bilbao ? Nous n’avons pas passé Gernika. Ceci dit, le paysage est charmant, entre de belles forêts. Et le jeune homme loin d’être malhonnête puisqu’il nous fait visiter son village, sa maison. Puis visite guidée de Bilbao en voiture….si bien que je m’impatiente car si lui était célibataire et allait passer sa soirée sur Internet moi, j’aivais rendez vous. Mais bon, après le jeu de la persuasion, il faut bien assumer. Au bout de deux heures, nous voilà enfin lâchées à l’entrée du Casco Viejo.


A nous Bilbao, et surtout, à nous les nuits Bilbotesques du Casco Viejo. Le Casco Viejo, un petit barri gotic beaucoup moins mode et m’as-tu vu (à mon goût). Toujours énormément d’ambiance. Que ce soit en journée avec les magasins, ou en soirée, pour le poteo, c'est-à-dire le marathon des bars, pour des tournées de Sagarnoa, Cidre Basque (attention, différent du Cidre Breton), katxis de garagardoa (un verre d’un litre de bière qu’on se fait passer entre potes), ou encore du Patxaran, mais plutôt en digestif, de la pika (bière Kas), ou du vin martelado (de la piquette Espagnole si vous tombez mal). Tout cela accompagné de pintxos, les tapas du Pays Basque, croquettes de morue ou de fromage, jambon serrano à tomber par terre, tortilla, et j’en passe. Tout cela avec toute une bande de potes à se tordre de rire bien qu’on ne connaisse certains que depuis 10 minutes. Pour moi, à coté de ces doux plaisirs, le Guggenheim ne vaut pas chose. Mais est ce bien comparable ?

 

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Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /2005 15:49
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