Pensée

La mémoire de tout voyageur est plus que tout marquée par les odeurs. Parfois nauséabondes, souvent parfumées, elles rejailliront  naturellement à chaque visite dans un pays. Les parfums rappelleront telle journée vécue il y a parfois plusieurs années, tel chemin emprunté qu'on pensait oublié, telle rencontre jusqu'alors enfouie dans le passé.

Paris

Lundi 20 juin 2005 1 20 /06 /2005 00:00



.....on fait quoi????

Certain on pu remarquer que la température d'hier (tout comme aujourd'hui) sur Paris était assez, voire très élevée. C'était donc la première fois que j'avais à subir une telle grosse chaleur à Paris (non, je n'étais pas là pendant la canicule, je fondais au Maroc).

Alors dimanche, avec nos amis Espagnol et Italien, on s'est levé comme des sudistes, on a déjeuné comme des sudistes, et on est sorti comme des touristes, à 14h00 en plein caniar pour aller à la piscine découverte de Vincenne. Que pouvions nous faire d'autre, il faisait vraiment super chaud.

Pour la première fois, nous découvrions le fait de faire la queue pour rentrer dans une piscine (encore du jamais pour nous). Donc, en bon touristes, nous nous mettons sagement dans la queue, en plein caniar, et prenons notre mal en patience, malgré les petits loulous qui grugeaient la queue. Mais deux loulous, qui devaient mal supporter le soleil se sont mis à se battre comme des lions enragés. Alors grosse panique, les femmes et les enfants qui hurlent, des coups de poing qui fusent et.......les petits loulous du bout de la queue qui en profitent pour passer devant. On nous ferme donc la grille de la piscine, afin de monopoliser les deux loulous bagareurs. Du coup, c'est un bordel immense qui s'instaure. Les uns gueulant après les MNS parce qu'ils avaient fermé la grille. Les patients du milieu de la queue qui s'impatientent, et vont engueuler les loulous grugeurs de la queue pour qu'ils reviennent en bout de queue. Les enfants qui en peuvent plus, les rebelles de la téci qui envoyent balader les patients impatients du milieu de la queue......
Bref, moi, je me voyais mal rester dans une telle ambiance malsaine, et rentrer dans cette piscine où on aller se retrouver serrés comme des sardines, dans une ambiance entre bagarre et injures. La troupe de touristes impressionnées que nous étions décide donc de déclarer forfait à l'attente.

Direction pour un parc....et nous trouvons un petit parc tranquille, avec presque personne, et des arbres pour faire la sieste à l'ombre. Comme il faisait chaud, mais super chaud, on se met en maillot (même si on s'était jamais mis en maillot en ville, on avait vu les autre faire...et il faisait vraiment chaud). Au bout de demi heure, un flic gardien commence à engueuler des gamins qui jouaient au ballon (interdit de jouer au ballon dans le parc)!!! Puis il engueule un autre groupe de jeunes qui savaient pas quoi faire par cette grosse chaleur (peut être qu'eux aussi ont pas pu rentrer à la piscine), et qui arrachaient les plantes du parc...Puis à notre tour, coup de sifflet!!!! Ben on jouait ni au ballon, on arrachait pas les plantes, on jouait tranquillement aux cartes. On s'entend alors dire "il est interdit d'être en maillot dans le parc. Les filles vous mettez une jupe (par contre, on est pas obligées de mettre un tee shirt....), et les garçons, vous mettez un tee shirt.... alors là, on était pas sûres d'avoir bien entendu. Mes amis étrangers hallucinaient total.....

Alors qu'est ce qu'on pouvait faire????? Rentrer à la maison et passer notre temps sous la douche, et regarder Dallas pendant que les autres se douchent, en attendant à nouveau notre tour tellement on dégouline?

Enfin, pour ceux qui connaissent des bons plans sur Paris quand ça pète de chaud, je suis preneuse.....(et pas la peine de me proposer les concerts super sympa en plein soleil!!)
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Mercredi 9 novembre 2005 3 09 /11 /2005 00:00
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /2006 12:58




On est presque partis en claquettes, mais on a bien fait de choisir les tennis. Oui malheureusement, le beau temps n’était pas à la fête hier soir. Une petite pluie fine bien désagréable, qui n’a pas l’air de mouiller mais qui trempe. Un repas de rue qui se transforme en repas de bar. Mais un Yassa Sénégalais, gracieusement préparé à l’Olympic Café a su embellir le triste sort de se retrouver debout à l’intérieur. La bière posée sur le piano, les fesses jouant la gamme sur le clavier et l’assiette dans la main défiant la loi de la gravité.

 

Le ventre bien rempli, départ pour le quartier des Abesses, notre lieu de prédilection pour la fête de la musique. Mais en chemin, une jam session de rap nous interpelle. Un petit groupe qui s’est formé à l’improviste sur le trottoir d’un petit resto qui avait installé 3 micros. Des petits jeunes, oui, des ados quoi. Des Black, Blancs, Beurres qui mangeaient les micros.

 

D’abord, on a cherché la platine et on ne l’a pas trouvée. Puis on a cherché des instruments et on ne les a pas trouvés non plus. Alors on s’est concentré un peu plus sur la bouche de ces artistes. Oui, je n’hésite pas sur les mots, des artistes à mon goût. Une production de sons inimaginables. Une gymnastique des joues, de la langue, et des cordes vocales qui à eux seuls se transforment en véritable boite à musique. Au centième de seconde près, le même Rappeur s’improvise en platine, commentateur radio, chanteur, orgue électronique, boite à sons. Des solos à nous faire tomber raides d’admiration.

 

Un peu timides et hésitants, on leur a mis le waï pour qu’ils mettent la gouache. Et ça n’a pas manqué. Le micro passait de mains en mains, des solos, duos, trios. Des Blanc, des Noirs et des Métisses. Des chanteurs et des danseurs unis par le Rap et le HipHop. De la poésie de Téci qu’il est toujours intéressant d’écouter. « Moi j’aime que les filles natures. Pas les infidèles ni les rebelles. Si tu me veux, tu me prends, si tu m’veux pas, tu t’casses ». Des grandes gueules au cœur  en éponge? Capuche sur la tête, baggy à mi genou, portable en bandoulière autour du coup. Ils avaient le look, et franchement, ils étaient classes.

 

Comme quoi hein, faut pas être qu’un bobo pour être un artiste et qu’un Brad Pitt pour séduire ces dames. Nous les cailles, on s’est laisser séduire par les talents de racailles. J’aurais était producteur, je crois que je les produisais de suite. Mais bon en attendant j’vais me laver les dents….yo…yo..prrrrpuprrrr…iiu…prrrrrpuprrrr….iiuuuuu….yo….yo…..

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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /2006 10:13



Ca va me manquer....
 

Oui, Paris à tous ses défauts que les gens ne vivant pas à Paris ne cessent de nous ressasser, histoire de bien nous faire culpabiliser d’y vivre. D’ailleurs, je faisais parti de ceux là. De ceux qui disent « Jamais je n’irais vivre à Paris, même si je dois crever la gueule ouverte », « à Paris, y’a que des cons », « Paris, on court tout le temps, ça pue, les gens agressent, c’est pollué, on a le temps de rien faire, faut plein d’argent pour s’éclater », « Paris ci, Paris ça, qu’à et là ».

Ben le pire dans tout ça, c’est qu’au moment de quitter Paris, je suis un peu triste. Toutes ces choses que je vais laisser derrière. D’abord dans mon quartier du 12ième :
 

- les prises de tête ménage avec ma sœur : passage de serpillière, descente des poubelles, plannings ménage jamais tenu plus de 2 semaines, factures pas payée, pain pas acheté, les chaussures sur le tapis de la salle de bain…
 

- les comptes rendus de soirée un peu trop arrosée, avec ma sœur, les fenêtres grandes ouvertes.
 

- les grosses fêtes à l’appart. La grande famille de copains qui viennent squatter l’appart pour visiter Paris (mais bon là, je pense que y’aura la même chose à Toulouse).
 

- les mouettes qui s’égosillent à nous mettre en alerte d’un tsunami à 5h00 du mat.
 

- la famille Bidochon du 2ième étage, proprio du bar en bas de chez nous, toujours à moitié bourrée, et toujours pleine d’histoire…..
 

- les petits Blacks qui font rouler les merdes de chiens devant le bar des Bidochons, et leur tiennent tête en disant qu’ils ont bien fait exprès de les faire rouler mais qu’ils ne nettoieront pas pour autant. Et la Raymonde qui s’égosille.
 

- Mon voisin Portugais, qui nous a cru lesbienne pendant un bon moment, et nous a pas ratées au moindre bruit, jusqu’à ce qu’il croise un jour mes parents dans l’escalier qui lui ont expliqué que nous étions sœurs.
 

- Mon voisin Portugais qui débarque à 2h00 du mat en pyjama, pour nous dire de faire moins de bruit parce que son filfils de 25 ans n’arrive pas à dormir (il croyait encore qu’on était lesbienne). Et nous qui nous attendions à un passage de Roméo à l’improviste.
 

- Mon voisin Portugais qui me balance un œuf par la fenêtre alors que je rentre dans l’immeuble,  après le match France/Portugal et me fait croire le lendemain que ce ne pouvait pas être lui car il n’était pas là (sauf qu’il a passé la soirée à sa fenêtre, croyant que je ne le voyais pas ».
 

- La famille Bidochon qui m’accusait presque ce matin d’avoir laissé rentrer deux Polonais (oui parce que la famille Bidochon comprend farpètement le Polonais, et pouvait en conclure que c’était des Polonais), qui étaient ronds comme des queues de pelle, et qui ont dormi sur leur palier, complètement débrayée, « le zizi en l’air » dixit Raymonde (Raymonde fait souvent des lapsus révélateurs).
 

- Le bar du quartier, qui fait dépôt d’affaires à faire passer, dépôt de clefs, détectives privés, concierge, assure les bières les jours de déprime et connaît toute vie privée vue qu’on doit passer devant tout le temps.
 

- Le Kebab en bas de chez moi et nos amis les Turques.
 

- Le marché d’Aligre et ses vendeurs trop dragueurs qui vous portent le panier et vous invitent tous les samedis à un café. Ou alors les trop machos à qui j’ai parfois balancé leurs tomates à travers la figure tellement ils me parlaient sans respect (comme à une femme quoi !)
 

- Le beau petit Khaled de l’Arabe du coin. Mais lui, il nous manque déjà, vu qu’il a disparu un jour comme ça, sans prévenir et sans qu’on nous donne d’explications.
 

- Les descentes de flics dans la rue.

 

Oui, ça fait pas trop envie tout ça, mais c’est un quotidien où on s’ennuie rarement !!!

 

Bon la prochaine fois, ce sera la nostalgie de mon fief, le 18ième et la Goutte d’Or.

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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 12:42

Faire ses cartons, c'est faire un grand voyage dans cette vie passée. Retrouver des écrits, des photos.....Parfois agréable, parfois moins...En tous les cas à Paris, on a pas l'air malheureux.....ehhh vous viendrez me voir hein....

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