
Tous les ans, le 24 et 25 mai, Roms, Manouches, Tsiganes et Gitans viennent du monde entier à Sainte Marie de la mer pour vénérer leur
Sainte : Sara la Noire. Le pèlerinage est aussi l’occasion de retrouvailles et de nombreux enfants sont baptisés dans l’église des Saintes.
Ce pèlerinage s’articule autour de messes, de la descente des châsses, de la procession à la plage et de la bénédiction à la mer (Sara est portée par les gitans jusqu’à la mer pour symboliser l’attente et l’accueil des Saintes Maries par Sara, la patronne des gitans) et de la remontée des châsses.
Sara La Noire qui aurait guéri mon grand père le Gitan l’année dernière, suite aux vacances de ma sœur aînée à Sainte Marie de la Mer. C’est elle qui m’a parlé du pèlerinage, pèlerinage durant lequel la ville et les environs sont pris d’assaut par les caravanes des gitans, et la procession prise d’assaut par les médias et paparazzis en tout genre, au point de rendre le défilé presque laid. Mais une croyance et une vénération exagérée envers Sainte Sara rend l’atmosphère assez unique, notamment lorsque celle ci sort de l’église, portée par les Gitans.
Enfin à la mémoire de mon arrière Grand Mère Las Grézas, soit disant issue d’une famille de Tsiganes, mais dont nous savons peu de choses, et en l’honneur de mon Grand Père lui même assez Gitan, même si le sang est dilué, j’ai rajouté ma part de chaleur dans cette étuve qu’est la crypte de Sara la Noire, où les Gitans viennent déposer de nombreux cierges.
Après la procession, la ville s’anime au son des guitares, du chant flamenco, des cuivres et accordéons Balkaniques, des lamentations des violons.
Les photos
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